Gran Maestro PHAM Xuan Tong

 

CHÂU Xuân Long

 
BIOGRAPHIE

 

Au Viêt Nam de 1956  à  1967

Cet enfant au destin étonnant, PHAM Xuân Tong, vit le jour en l’an de grâce 1947 dans un modeste village de Bông Hai, province de Ninh Binh au Nord Viêt Nam.

En 1956, âgé de 9 ans, il croisait sur le chemin de la vie un grand Maître Chinois de l’ethnie des Hakkas au noble nom de CHÂU Quan Kỳ, qui dans l’esprit de la philosophie de Lão Tử « le  Ðạo », lui apprit à « voir avec l’esprit, sans voir uniquement avec les yeux ». Lui léguant par là même, avec le temps, un immense savoir, tant dans le domaine des arts martiaux ( ShaoLin E Mei Paï, Tang Lang Nan Paï) que dans celui de la médecine traditionnelle Sino vietnamienne, Tâm Thể, Khí Công, puis Nội Công (culture de l’énergie interne), Tẩm Quât « massage » et enfin  Tầm Huyệt Ðạo « digipuncture »).

Simultanément, à l’âge de 14 ans, son grand oncle Pham Tru lui transmit la tradition martiale familiale et vietnamienne des PHAM. Un savoir immense composé de techniques incontestables de Võ Quảng Bình et hérité lui-même de son réputé arrière Grand Père « Cai Miêng ».

 Avec l’autorisation de son Maître, et profitant de son appartenance à la Fédération Vietnamienne de Boxe Libre  « Tổng Cuộc Quyên Thuât Viêt Nam » le jeune PHAM Xuân Tong sut également s’enrichir des techniques vietnamiennes de combats libres et de lutte vietnamienne « Vật ».

 Ainsi, bénéficia-t-il des enseignements des amis et Maîtres Phan Thành Sự, Long Hổ Hội, et Lê Van Kiển.

 Infiniment doué dans le domaine des arts martiaux, dès l’âge de 16 ans, il lui fut attribué le titre d’assistant du Grand Maître CHÂU Quan Kỳ.

 Fervent combattant sportif, il laissa derrière lui un palmarès impressionnant. Par la suite, attentionné aux sages conseils de son Maître, il se consacra pleinement dans la voie de la médecine traditionnelle et de l’enseignement de l’art martial…

 

Formation :

 1956 , Admis au temple Taoïste (district de Phú Nhuận – Sud Viêtnam) – disciple direct du Fondateur de l’Académie d’arts martiaux « Nga Mi Hổ Hạc Trảo » . Formé à la rigueur traditionnelle des arts martiaux par le Grand Maître Châu Quan Kỳ…

 Etudie au sein du Temple Taoïste sur les techniques de soins corporels « Trật Ðả Cốt Khoa » sur les trajets énergétiques « Nga Mi Khí Pháp » et celles de la respiration « Khí Công Ðiều Tức». Apprentissage au sein du temple pour être formateur de l’art martial.

Héritage de la transmission familiale de « Võ » et de la gymnastique traditionnelle du bien-être « Tâm Thể » 

1963 – 1966,  Etudiant à l’Institut Vietnamien de la médecine traditionnelle « Y Học Cổ Truyền » 

 

Mission dans la jeunesse :

 (1964 – 1967), Assistant formateur auprès du Grand Maître  Châu Quan Kỳ au sein de l’académie d’arts martiaux  Nga Mi Hổ Hạc Trảo - Phú Nhuận – Sud Viêt Nam.

 (1964 – 1967)  Formateur d’arts martiaux au Lycée technique Don Bosco – Gò Vấp.

 (1965 – 1967) Formateur d’arts martiaux au Lycée Chân Phước Liêm.

 (1963 – 1964) Participations et vainqueurs à plusieurs tournois de Combats libres – Tinh Võ Chợ Lớn.

 (1965)  Coupe Internationale de Combat libre à Kongpongcham  – Cambodge

 (1964 – 1965) Grands prix d’arts martiaux du Lycée technique Don Bosco – Gò Vấp.

 

En Occident à partir de 1968

 Ce fut en 1968 afin de parachever ses études supérieures que le jeune PHAM Xuân Tong arriva en France sur le continent européen. Cette date marquait alors le début de la transmission par Maître PHAM Xuân Tong de l’art de son propre Maître. Ses qualités techniques, pédagogiques et ses nombreuses prestations publiques attirèrent alors un nombre toujours croissant de pratiquants et sympathisants.

 En quelques années, l’art enseigné par le Maître PHAM Xuân Tong ainsi que sa notoriété grandissante permirent de regrouper au sein de  son école plus de 1200 pratiquants rien que dans le sud de la France.

 Bientôt, grâce à cette réputation, d’autres Maîtres Vietnamiens installés en France et en Europe se joignirent à lui dans le but de bâtir collectivement une structure clamant l’existence d’une culture millénaire : « L’art martial Vietnamien ». 

 Plusieurs prestations publiques aussi bien en France que dans d’autres capitales Européennes furent couronnées de succès. Les plus remarquables se déroulèrent en 1972 aux Espaces Verts Pierre Cardin ainsi qu’à la salle Pleyel à Paris.

 Cette même année, lors d’une réunion des Maîtres vietnamiens, ceux-ci eurent pour projet la fondation d’un mouvement d’art martial Vietnamien. Après de longues délibérations, le terme générique de Viet Vo Dao fut retenu.

 Le cénacle des Maîtres Fondateur du mouvement Viet Vo Dao décida de confier à Maître PHAM Xuân Tong la fonction de Directeur Technique. Cette lourde tâche consistait alors à mettre en place un programme commun destiné à l’ensemble des méthodes d’art martial Vietnamien présentes au sein de la Fédération de Viet Vo Dao. Dès lors, il était rendu possible d’évaluer les grades à partir de la ceinture noire mais également d’organiser des compétitions grâce au règlement d’arbitrage mis en place.

 Le succès de tout ce travail fut récompensé par l’adhésion de plus de 5000 pratiquants à cette nouvelle Fédération !

 Par la suite, Maître PHAM Xuân Tong fut désigné afin de réaliser le premier livre sur l’art martial vietnamien. Celui-ci, intitulé « Viet Vo Dao Kung Fu » fut édité aux éditions « Dan France »  en 1972 .

 Grâce à la collaboration féconde et aux efforts incessants de tous ces Maîtres, la Fédération Française  de Viet Vo Dao  reçut l’Agrément Ministériel de la Jeunesse et des Sports de l’époque sous le N°87S54.

 Après plusieurs années au service de causes communes, Maître PHAM Xuân Tong ressentit le besoin d’orienter ses efforts vers la mission que lui a confia son Maître CHÂU Quan Kỳ. Il se résigna alors à démissionner de sa fonction fédérale.  

Ce fut en 1981 dans le sud de la France, plus précisément à Toulon et quelques mois plus tard en Italie à Milan que l’art de son Maître CHÂU Quan Ky  « QWAN KI DO » fut officialisé.

 Depuis cette date historique, la WORLD UNION OF QWAN KI DO regroupe l’ensemble des pays où la pratique du Qwan Ki Do est présente sur son territoire.

Après plus de trente ans d’existence et les efforts considérables du Maître Fondateur PHAM Xuân Tong et de ces collaborateurs, cette présence est maintenant mondiale et près d’une trentaine de fédérations nationales y adhèrent.

 Le Viêt Nam à l’heure de l’ouverture vers le monde, lui réserva deux immenses récompenses qui sont celle de la reconnaissance de sa méthode mais surtout le témoignage de son incroyable travail.

 

Etudes professionnelles et annexe

 Après maintes réflexions, Maître PHAM Xuân Tong orienta ses études vers les activités physiques et sportives. C’est au début des années 80, dans le sud de la France qu’il fut alors admis au concours d’Educateur Territorial des Activités Physiques et Sportifs (ETAPS) de la ville de Toulon.

 La richesse de ce poste lui permit d’assumer avec ardeur la grande diversité des activités sportives : des sports collectifs aux sports individuels en passant par la musculation, les arts martiaux, la gymnastique d’entretien (Fitness, Step one, Gym Volontaire…). Tout cela, aussi bien en Zones Urbaines Prioritaires que dans les Centres Multisports lors des périodes estivales.

 La formation continue professionnelle fut alors un support essentiel d’enrichissement de ses connaissances qui contribueraient alors, elles aussi, à l’enrichissement de son Art.

 

Annexe

Les années mouvementées vécues durant la période de guerre au Viêt Nam (1947/1968), toutes les circonstances et les coïncidences du quotidien contribuèrent au façonnage du caractère à la fois riche et trempé de Maître PHAM Xuan Tong.

 Sa longue expérience dans l’art martial traditionnel et plus généralement dans l’art guerrier lui conféra une haute autorité dans le domaine de la protection rapprochée de personnalités.

Durant 9 années (1976 à 1985), en collaboration avec l’entreprise CID Security à Toulon il conseilla et forma les agents de sécurité.

 Sur cette même période, régulièrement,  il fut sollicité dans le Sud de la France afin d’assurer la sécurité de personnalités politiques et d’artistes. Son travail toujours discret et efficace fut toujours apprécié et recommandé.

 En 1981, lors de sa tournée présidentielle dans la région varoise, la protection rapprochée du Président Valéry Giscard D’Estaing, lui fut confiée.

 Pendant plus de 16 ans (1985 à 2001), dans l’exercice de sa fonction d’Educateur Territorial des activités Physiques et sportives, il fut responsable de la formation sportive et  martiale de la Police Municipale de la Ville de Toulon.

En 1992, Le Colonel Dayal, chef d’Etat Major à l’Ile Maurice le convia en tant qu’invité d’honneur afin d’animer  le séminaire de formation de la « Special Mobil Force », groupe d’intervention  à l’Ile Maurice (l’Océan Indien),

 Au cours de 4 années (1992 à 1996), il occupa le poste de conseiller et de formateur en protection rapprochée de la société DEFI « Détection, Entraînement, Formation, Intervention », en association avec Mr. Philippe LEGORJUS (illustre personnalité en France, ancien Commandant du GIGN « Groupe d’intervention de la Gendarmerie Nationale »).

 En 1996, il fut sollicité en tant que conseiller et Expert en art martiaux et  Close Combat auprès de l’Organisation IBSSA (International Body Guard and Service Security Association…).

 

Diplômes et Spécificités

 Diplôme d’Etat Supérieur de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport – DES JEP – France 

 Master ès Martial Art – Hông Bàng International University of Hô Chi Minh Ville – Viêt Nam

 Diplôme “Excelentia” du Centre National de Perfectionnement des Entraîneurs de la Roumanie (Members of the International Council for Coach Education).

 Diplôme Master Expert of Martial Art & Close Combat by “International Bodyguard and Security Services Association”.

 Certificat de Formateur sportif et art martial de la Police Municipale de Toulon – France

 

Evaluations officielles de grades dans l’art martial

 En 1980, à l’âge de 33 ans, le Conseil des Maîtres de l’International Viet Vo Dao éleva exceptionnellement le Maître PHAM Xuân Tong au grade de 7ème Dang.

Ce fut le Président de la Fédération Française de Viet Vo Dao (Fédération agréé à l’époque par le Ministère des Sports Français), lui-même, qui lui remit officiellement cette distinction.

Une telle distinction soulignait certes toute l’estime que le Conseil des Maîtres attribuait à Maître PHAM Xuân Tong. Cependant, Maître PHAM Xuân Tong a toujours clamé que cette récompense il la devait avant tout à son Maître.

 Ainsi, peut-on expliquer la raison pour laquelle il n’a toujours porté que la ceinture décernée par Maître Châu Quan Ky depuis qu’il quitta le Viêt Nam.  

Toutefois, très sensible par les considérations et les distinctions de grade décernées par les différents organismes nationaux dans le monde, il tient à rendre hommage à leur égard.

Ceinture Noire 8ème Dan des Arts Martiaux Vietnamiens, décernée par la Commission Nationale C.S.D.G.E.   – Fédération Française de Karate et Disciplines Associées.

 Ceinture Noire 10ème Dang, par « National Sport Agency Romania ».

 Ceinture Noire 10ème Dang et Fondateur du QWAN KI DO – par “Intergovernmental Organization of the State – Department for the Affair of Tourisme, Spectacle and Sport”.

Ceinture Noire 10ème Dang, Conseiller permanent, décernée par La Fédération Roumaine des Arts Martiaux. 

 

Personnalité dans le monde des arts martiaux

 Le Maître PHAM Xuân Tong, est auteur de plusieurs livres sur les arts martiaux Sino-vietnamiens en Europe et membre de la  Société des Gens de Lettres de France. 

En 1975, la Production Christiane Maréchal de la Télévision Française FR3 Marseille l’auditionne et lui offre le rôle principal dans les deux films : Fureur et SagesseLe Temple des 4 Dragons.

Ces deux films obtiennent à cette époque un grand succès.    

 En Mars 1982, Il  reçoit la médaille d’Argent de l’Ordre de l’Etoile Civique National.

 En Août 1982, en effectuant des démonstrations d’arts martiaux au profit des œuvres caritatives, il obtient le Grand Prix humanitaire de France.

 En février 1984, il est admis comme membre de l’Académie des Sciences de Rome.

En mai 1986, en participant au Rencontre des Grands Maîtres d’arts martiaux à Manaus au Brésil il décroche le Grand Prix « Best Master Martial Art » - Amazonas – Brésil.

 En juin 1994, il est cité en tant que « Haut dignitaire et prestigieux haut gradé » par l’Administration des sports et par la Fédération des arts martiaux de Hà Nôi – Viêt Nam.

En novembre 2000, pour récompenser sa contribution au développement des Arts Martiaux en Italie, mais aussi dans le domaine de la détente et de la gestion du Stress par la Gymnastique Psycho Energétique « Tâm Thê », il décroche l’Oscar 2000 des Grands Maîtres d’arts martiaux à Milan en Italie.

En Mars 2005, suite à sa contribution pour le développement des Arts Martiaux au Gabon (Afrique) depuis 20 ans, en présence de la presse écrite et la Télévision Gabonaise, il reçoit de la main du Ministre chargé des Sports  du Gabon, la médaille d’or du Ministère des Sports.

En Avril 2005, au Siège du Comité Olympique National de la Roumanie, il obtient la distinction « Excellence » remise par le Président du Comité Olympique National de la Roumanie.

 Le 03 novembre 2007, il reçoit une Lettre de soutient au développement du QWAN KI DO dans le monde par Monsieur l’Ambassadeur du Viêt Nam en Roumanie.

 Le 23 novembre 2007, il lui est décerné le titre de « Samouraï of Peace » par le Respectable Order of Knight I.B.K.K.U. à Timisoara en Roumanie

 Le 24 Novembre 2007, Soke Fumon TANAKA, fondateur de HANSHI KOBUDO, lui décerne la distinction de “Official Member of Honorary Yudansya in Nippon Koden Fusi-Musokaï -Bushido Traditional ”.Rarement attribué hors du Japon.

 Le 6 Mars 2008, il reçoit la confirmation de la reconnaissance du QWAN KI DO comme discipline sportive universitaire enseignée au sein de l’Université « Alexandru Ioan Cuza » à Iasi en Roumanie .

 En septembre 2009, Maître Pham Xuân Tong est reçu comme « Membre du Conseil des Sages » du Fond International pour la Préservation des Arts Martiaux – FIPAM - Paris, France.                                  

                                                                                                                 Selon les archives du Qwan Ki Do